Du Hakama au voile : faire avec l’angoisse de mort
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Nicolas Doux
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MessagePosté le: Ven 2 Avr 2010 - 16:44    Sujet du message: Du Hakama au voile : faire avec l’angoisse de mort Répondre en citant

Bonjour,

Je vous assure que je ne plaisante pas, ce serait d'ailleurs de mauvais goût. Au gré de mes pérégrinations de bibliothécaire, je suis tombé sur un article... attention, pas Franche Dimanche, une revue universitaire.

Je vous laisse juge.

Hervé Cellier « Du Hakama au voile : faire avec l'angoisse de mort », Corps 2/2008 (n° 5), p. 107-112.
(Maître de conférences habilité à diriger des recherches en Sciences de l’éducation. Il appartient au CREF EA 1589, équipe « Crise, école, terrains sensibles ». Ses travaux portent sur les valeurs, l’éducation civique, les enseignements adaptés, les dispositifs ville/école) cellierherve@wanadoo.fr

Introduction :
Dans la perspective des rapports de violence, les comportements sont souvent annexés à des tenues, des coutumes et des usages (...) ayant pour fonction d’exorciser la peur fondamentale de la mort. Malheureusement, ils tendent à postuler, a priori, l’Autre comme potentiellement dangereux, sujet à risque pour soi-même. Qu’il s’agisse des vêtements admis chez les pratiquants d’arts martiaux et notamment d’aïkibudo[1] ou d’une tenue traditionnelle identitaire résurgente, un langage du corps dissimulé apparaît. Par les significations véhiculées, la situation violente latente est anticipée : elle prend la forme de l’exacerbation d’une posture martiale ou au contraire de son évitement. Il s’agit d’éclairer quelques significations utiles à l’exorcisation de l’angoisse de mort, au travers de l’étude de deux tenues dissimulatrices associées à deux pratiques, apparemment sans parenté : l’aïkido et le port du voile.
(...)


L’aïkido est donc un art martial aux confins des paradoxes. La philosophie, acquise par une vie d’étude des arts de la guerre et du combat, est celle de la non-violence. L’extrême discipline du corps se gagne par la négation des caractères singuliers, codifiant ainsi déplacements et postures, standardisant les positions corporelles, toujours dans l’anticipation de la situation définitive de combat, ramenant l’existence même à cette seule perspective.
(...)
_________________
J'en sais plus qu'hier mais bien moins que demain.
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MessagePosté le: Ven 2 Avr 2010 - 16:44    Sujet du message: Publicité

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Nicolas Doux
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MessagePosté le: Ven 2 Avr 2010 - 16:53    Sujet du message: Du Hakama au voile : faire avec l’angoisse de mort Répondre en citant

La suite Arrow

La dissimulation du voile


Les tenues traditionnelles identitaires participent autrement de la conjuration des peurs ultimes et fondamentales. Le port du voile dans la tradition des sociétés musulmanes (...), s’il figure une récusation de l’érotisme féminin pourtant présent dans la vision islamique du monde, prolonge paradoxalement l’univers érotique en signifiant, par-delà la dissimulation, la puberté puis la maturité sexuelle. Le port de ce vêtement symbolise une pureté mythique et sert de protection à la violence du désir masculin. En même temps, ce corps caché acquiert une puissance suggestive et transgressive démultipliée par le fantasme qu’il suscite. Il s’agit d’une autre forme de contention des corps soumis aux dissimulations du vêtement. Elle n’en atteint pas moins un nouveau paradoxe où l’objet du désir caché exacerbe le désir. Indirectement l’espace du dedans s’accroît cette fois par la standardisation des formes du dehors. Il constitue un cadrage psychique avec lequel les individus composent pour exister et conjurer la peur que suppose la rencontre de l’Autre. En s’apparentant aux fantasmes, la production mythique démarque et rassure les individus face à l’incertitude. Fondamentalement la dimension mythique élabore des significations qui à leur tour rendent les rapports humains pacifiés. Sont-ils pour autant acceptables ?
(...)
La violence se doit donc d’être théâtralisée. Elle donne à voir des actes de l’extrême (...) prend le parti, pour installer son pouvoir, de mettre en péril l’humanité. La violence extrême, c’est l’extrémisme qui ne craint pas de réduire un groupe d’hommes à l’état d’objets. Cependant, pour qu’elle prenne une forme publique et puisse drainer tout un lot d’adeptes, elle doit à son tour convoquer des idéologies politiques ou religieuses qui serviront de légitimation : il en est ainsi du nazisme, du stalinisme, de l’islamisme, de tous les totalitarismes (de l'aikidoïsme ? ). La violence, plus que légitimée, est sacralisée. Elle est une sanction dont, là aussi, l’origine latine sanctus nous apprend qu’elle est un acte solennel qui vise à sanctifier – sanctificare – c’est-à-dire purifier. Les adeptes et leurs idéologues fondent leurs actes sur l’angoisse de mort qui recouvre une double fonction : celle d’assujettir et de purifier.
(...)

Euuuuuuuuuh... Et le hakama dans tout ça me direz vous !? Ben oui, dès le tiers du texte on n'en parle plus.  A moins que, bon sang mais c'est bien sur ! Tout l'article est fondé sur le postulat hakama = voile islamique.

la dissimulation des corps s’appuient sur des modèles sociaux qui peuvent amener à l’enfermement sur le groupe de référence, celui-ci n’admettant que difficilement des membres extérieurs.

Et je vous laisse juge de sa définition de l'Aikido :
Aïkibudo : l’aïkido a été fondé par Morihei Ueshiba. Mis au point il y a plus de vingt ans par Maître Alain Floquet, 8e dan, l’aïkibudo conserve un ancrage fort dans la tradition au travers de deux pratiques : le daito ryu qui est le recueil historique des techniques anciennes du clan Takeda et le katori shinto ryu qui est une école traditionnelle d’armes anciennes japonaises (sabre, bâton, lance).
Un connaisseur, sans nul doute.

A quand une loi sur le port public du hakama ?
Celle qu'on m'a fauché au dojo, un coup d'un groupuscule Al Kaïda ?
Et quand j'en ai racheté une nouvelle, j'ai été fiché aux RG ?

Et puis ça manque de fond sur l'érotisme du hakama, sa puissance suggestive et transgressive démultipliée par le fantasme qu’il suscite.

Mort de Rire Quoique...
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MessagePosté le: Ven 2 Avr 2010 - 17:30    Sujet du message: Du Hakama au voile : faire avec l’angoisse de mort Répondre en citant

Merci pour cet article, que je trouve plutôt amusant.
Amusant car malgré le prestigieux CV de son auteur, ce dernier est complètement à côté de la plaque. Enfin, on pourrait discuter de cela encore et encore, je dirais que ce n'est pas vraiment là le problème... En fait, ce texte souligne la vision fondée par la culture Occidentale de cette notion qu'elle a inventé : la violence. ça fait plus de 2000 ans qu'on essaie de brider les individus avec des notions tells que le "Bien", le "Mal", la "violence", "l'amour", etc, en essayant de nous persuader que ces idées sont tout bonnement universelles (ce qui signifie quoi, exactement ???) alors que l'Humanité devrait être capable de plutôt se débarrasser de tels concepts. Il faut voir comment est vécue et pratiquée la sexualité aujourd'hui !!!! Quels modèles sont imposés !!!! et comment est défini la fraternité entre les individus !!!! Et même simplement à quoi tiennent les relations entre individus : c'est abominable, tout simplement. Nous sommes des barbares.
L'Orient a toujours développés d'autres concepts, tel le Tao. Et je pense (je suis même persuadé) que l'aboutissement des arts martiaux est la découverte et la mise en place de l'aiki par Morihei Ueshiba, grâce à l'étude qu'il a menée tout au long de sa vie, à ses rencontres (le Shinto, Omoto, Takeda, etc). Cet aboutissement de toute l'histoire des techniques et des arts guerriers des hommes ne contient ni les notions ni les concepts cités plus haut, mais les englobe totalement, au point d'englober tout autant le christianisme, le boudhisme, le shintoisme, etc. Le lien entre les hommes est awase ; le lien entre les hommes et le Ciel est awase.
Certes, de nombreux dojos (la plupart ?) développent une pratique basée sur la self-defense ou le soi-disant "art du combat", et à mon avis, cela est nécessaire. Mais de passer de l'art de la guerre à l'expression "d'autre chose" (Takemusu), il semble que seul le Fondateur de l'aiki en ai été capable.

Intégrer ces éléments guerriers (la "violence") est absolument nécessaire et obligatoire pour accéder à quelque chose de plus spirituel...


Mais je m'avance peut-être.
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MessagePosté le: Dim 4 Avr 2010 - 14:29    Sujet du message: Du Hakama au voile : faire avec l’angoisse de mort Répondre en citant

rien a dire a part que le fondateur est passé a dimension DO apres avoir rencontre  son "gourou" ONISABURO  qui etait le fondateur de OMOTO KYO qui ETAIT une secte il ne faut quand meme pas l'oublier! et que toutes les "illuminations" du fondateur ont eu lieu en presence de ONISABURO ! d'ailleurs il est bien ecrit par une disciple de ONISABURO que ONISABURO aurait  dit au fondateur : un bambou se coupe comme cela et que seul le fondateur comprenait ce qu'il voulait dire) le fondateur aurait il créer l'aikido sil n'avait pas rencontré l'illuminé ONISABURO? de plus l'akido n'a rien a voir avec le zen il na faut pas l'oublier mais avec le shinto - raison pour la quelle le fondateur priait autant les kamis et que decoule toute sa pratqiue du misogi - shikon kishin - etc etc  -donc pour résumé on pourrait bien evidement en se basant sur tous les elements "d'origine" de l'ikido et du fait que le hakama fait partie de l'habit traditionnel du fondateur en deduire que c'est comme lae port  du voile , de la burka etc etc - raison de plus pour se rendre compte encore une fois que le monde va mal parceque les gens se préoccupent trop de ce qui est bien ou mal - bon désolé mais je vais me desinscrire du forum comme je l'ai toujors fait de tous les forums car sans vouloir vexer qui que ce soit ce n'est pas ma tasse de thé! amitiés a tous et bonne continuation dans vos recherches.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:05    Sujet du message: Du Hakama au voile : faire avec l’angoisse de mort

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